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L'ancien journal d'une femme de 21 ans

Ecrit depuis les étoiles... les nuages... la Terre...


Merci pour tout ce que vous avez pu faire pour moi.
Vous pouvez me laisser une trace de votre passage.

Mon blog s'arrête là mais je reviendrai lire vos messages.

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Alinaさんの投稿:
Ca fais vraiment longtemps que je ne suis pas passée. Contente d'entendre que tu vas bien, je savais que ca va arriver un jour...puisque chaque jour nous fais grandir. J'espère que les choses se passent comme tu veux, je te souhaite que du bonheur.
 
 
Pleins de bisous,
Alina.
2 月 5 日
12月31日

Bilan de l'année 2008

Je vous offre mon bilan de l'année 2008, écrit sur le pouce entre 2 lieux de squattage...


Où en suis-je ? Toujours cette même question, toujours ces mêmes interrogations.
A la relecture de mes bilans précédents, j’ai cette impression d’être coincée dans cette boucle infernale.
Toutes ces dernières années j’ai été en contradiction avec moi-même… sauf qu’aujourd’hui je crois que tout est différent. 

J’ai commencé une longue introspection lorsque j’ai commencé à réellement vouloir sortir de ma dépression, et l’une des premières remarques que l’on se fait c’est « mais qu’est ce qu’il m’est passé par la tête ? ». 

Le maître mot de cette année 2008 est « relations ». 

Il y a désormais plus de trois ans j’ai espéré m’en sortir. J’ai rencontré Yves (alias dino), cet être si spécial, celui dont personne ne comprend jamais les réactions. Bonne chose, mauvaise chose ? Je ne saurais pas dire. Quoi qu’il en soit, ça a été le point départ de cette recherche de soi et de mon avenir. Voilà pourquoi il compte pour moi au jour d’aujourd’hui.
Car oui ça a été ma plus longue relation, un fait marquant dans ma vie, mais je ne me rappelle pas de lui pour ces raisons.
Pourquoi est ce que j’en parle maintenant ? Par ce que mon année 2008 a débuté de façon désastreuse car j’ai voulu croire que notre relation de couple pouvait mener quelque part. Je me battais contre un fantôme en espérant nous laisser une chance de plus, j’étais la seule dans cette histoire à nous voir un avenir.
Je parle de tout ça aujourd’hui sans trop en souffrir même s’il y a un an ça me rongeait de l’intérieur. Ca m’obsédait, j’en pleurais dans le RER en rentrant le soir du boulot, je ne trouvais pas de solution car tout bêtement il n’y en avait pas.
J’ai fait une sévère dépression qui m’a même poussée à me mettre en arrêt maladie pour dépression chez PSA. Je n’avais plus goût à la vie, poser le pied au sol en me levant était déjà une épreuve à surmonter.
C’est après m’être retrouvée toute seule pour fêter nos deux ans ensemble que j’ai laissé tomber, que je me suis convaincue de tenter de passer à autre chose.
Avant même que tout cela ne se produise, j’avais déjà commencé mes démarches pour quitter la région parisienne, mes candidatures pour les écoles étaient postées depuis un bon moment…
J’ai pris du temps après la rupture pour passer à autre chose, j’ai laissé passer les propositions jusqu’à ce que Cédric ne croise ma route. Si gentil, si doux, tellement différent… que je me suis laissée tenter. C’est grâce à lui que le traumatisme « dino » a pu commencer à être digéré.
Au départ, je cherchais la petite bête, toutes les raisons possibles pour me convaincre que ça ne pouvait pas fonctionner. Je le taquinais, l’embêtais, le critiquais sans cesse pour finalement admettre que j’étais bien avec lui et qu’il n’y avait pas à chercher plus loin. 

La vie avait repris son cours normal, j’avais reçu des réponses positives de quasiment toutes les écoles. Je savais que j’irai à Bordeaux, il ne me restait plus qu’à signer un contrat d’alternance : à Paris ou à Bordeaux ?
J’étais heureuse, réellement heureuse comme ça. Ça a été le moment le plus joyeux de cette année.
Avec le temps et son absence, j’ai fini par réaliser qu’on ne devait peut-être pas rester ensemble, qu’une fois que je serais partie pour Bordeaux la relation s’achèverait d’elle-même. Je ne voulais plus souffrir d’absences prolongées, d’interrogations sans fin. Je l’ai quitté, ça a été difficile. On devait en discuter face à face mais au moment voulu il n’a plus donné signe de vie. Depuis il n’y a pas eu grand-chose, il m’évite. 

Relations = Déceptions ? 

Je voulais rester seule pour prendre le temps de faire la paix avec moi-même et ces besoins qui semblaient si énormes aux yeux des hommes.

Trop tard sûrement, Olivier était déjà entré dans ma vie, par une voie étrange. Le 23 septembre, tout a basculé. Tout est allé tellement vite après ça. Ce qui ne devait être qu’une rencontre d’un soir s’est étalé dans le temps et dans ma vie pour la marquer à jamais.
Une nuit dans Paris, des vertiges, une marche rapide, des bras pour m’accueillir, une épaule contre laquelle se reposer, les dés étaient jetés.
Juste une rencontre, rien d’autre m’étais-je dit.
Mais pourquoi ? Pourquoi l’ai-je rejoins si tard ce soir là ?
Je me mentais déjà à moi-même. J’avais senti quelque chose, ce n’était pas possible de faire un truc aussi dingue
sans raison, en allant aussi mal physiquement … J’ai traversé la moitié de l’Ile-de-France à 22h passé !!! En le voyant j’ai compris qu’il y avait un potentiel et la première chose que je me suis dite a été « et merde… ».
Fin octobre, un week-end à Montpellier… ce qui n’était qu’une relation via des textos s’est transformée en relation bien réelle.  J’ai commencé par apprendre à mieux le connaître. Nous avons partagé des moments agréables.  Une main dans la mienne, une promenade sur la plage, une glace au bord de la mer. Si simple, si naturel.
Pas de barrières, pas de stress, lui, moi.
Week-end du 11 novembre, des centaines de textos plus tard, le week-end trop marquant pour revenir en arrière. Pas de relation à distance. Pas de regret avais-je dit ? On tente jusqu’au bout ? « Si je souffre tant pis, on aura vécu ce que l’on devait vivre ensemble ». Ces mots résonnent encore dans ma tête.
Au départ je ne voulais pas me laisser y croire. Eh bien tout ça a fini par changer avec le temps et l'attachement que j'ai peu à peu commencé à ressentir… Tous ceux qui sont déjà tombés amoureux doivent comprendre : on ne choisit pas quand ça arrive.
Je ne parle plus de comment tout cela s’est passé, et tout ce que je peux dire c’est que tout était fluide et simple quand j’étais avec lui. Plus d’interrogations, plus de frustrations, plus rien de tout cela… juste nous.
J’ai fini par faire ce que je ne voulais pas : nous projeter dans le temps, nous voir un avenir où il n’y en avait pas… Je me suis laissée penser que cela pouvait continuer cette façon, que peut être un jour cela pourrait être notre quotidien.
Il se dégageait un sentiment de plénitude dans ses bras, j’étais bien rien qu’en pensant à ces moments, à son sourire. Je me sentais femme et en accord avec moi-même.
Lors du premier week-end, c'étaient ces bons moments partagés ensemble que j'aimais tellement, lors du second, c'était lui...
Une semaine après ce week-end de 4 jours si tendre, deux mois jours pour jours après notre premier rendez-vous, il m’annonçait que c’était fini, qu’il y en avait une autre, « on ne s’était rien promis », je ne lui avais rien dit. Je savais que je commençais à en tomber amoureuse et je n’ai rien dit.
J’ai pleuré durant des heures, des jours. C’était la première fois que tout se passait si bien, la petite apprentie et le chef d’entreprise RMIste, ça sonnait bien non ?
Personne ne peut imaginer comment j’ai pu ressentir tout ça. Je n’ai jamais massé quelqu’un aussi longtemps que lui, j’envisageais même d’apprendre à faire la cuisine pour lui, lui préparer un bon gâteau au chocolat. C’était prévu.
Il a fallu oublier ces espérances, ces projections, les textos du soir, les petits sourires du matin et reprendre une vie « sans Oliv ».
Pour moins y penser, je lui ai demandé de couper les ponts pour ne plus voir son visage partout dans facebook…
Une semaine plus tard, il m'a dit qu'il était heureux avec elle et que ça se passait bien. Sur le coup, je me suis dit qu'il essayait de m'achever… Et je le lui ai dit, on a recoupé les ponts une seconde fois. 

Je ne suis pas capable de dire si je vais bien ou pas car moi-même je ne le sais pas. Lorsque je pense à lui une envie de pleurer me revient subitement. Autrefois j'aurais dit « je me sens perdue », mais là ce n'est pas ça du tout.
Je savais ce que je voulais, je savais où j'en étais, et tout ça je l'ai perdu. Ce sont mes espérances que j'ai perdu, pas moi… 

Ces moments que l’on trouvait si fort et si spéciaux sont aujourd’hui ceux qui nous rendent tellement malheureux et qui finissent par nous ronger de l’intérieur… Je ne viens pas à les regretter mais m’en rappeler fait tellement souffrir.
Il faut pouvoir laisser tous ces instants de côté, les laisser s’estomper pour continuer d’avancer… 

Depuis cette immense accumulation de déceptions, je n’ai plus d’envies. Je ne sais pas si je peux dire que je suis retombée dans ma dépression, mais tout me paraît plus fade.
Peut-être est-ce aussi l’effet Bordeaux ? 

J’y suis arrivée en me sentant si seule, en ayant comme seul réconfort les textos d’Olivier pour m’endormir.
Les deux premières semaines ont été très dures à supporter, je n’avais ni télé, ni internet et si peu de gens à voir sur place. Je me suis concentrée sur moi-même, je me suis resituée au niveau de mes attentes, de mes envies.
J’ai pris rendez-vous chez un psy même si ça allait. Principe de précaution.

Bordeaux… Qu’en dire ?

C'est une ville jeune, très étudiante. Les vieux n'existent quasiment pas dans le centre. Il n'y a que des bars et des restaurants partout.
J'habite dans un quartier qui d'après les bordelais « craint grave » car c'est le quartier étranger, et eux, dès qu'ils voient un noir ou un rebeu c'est la fin du monde, ils se sentent en danger.
Bon c'est vrai qu'il craint un peu plus que le reste du centre, mais moi je n'y ai pas vraiment peur, ce n'est pas pire que le métro à mes yeux. La seule chose qui me dérange avec ce quartier c'est le bruit car mes fenêtres donnent sur la rue qui est hyper bruyante (car les gens se garent à tout va en double file et s'éclatent à se klaxonner mutuellement dessus pour un oui ou pour un non). De plus, la rue est bordée de bars plein d'alcooliques qui s'embrouillent entre eux bruyamment. 

Sinon c'est plaisant de n'avoir que 30 minutes de trajet pour aller au boulot et 45min pour aller en cours. Je trouve les trajets de tram supportables et habitant en plein centre j'ai tout à proximité et à portée de mes pieds.
Puis comme j'habite le quartier « étranger » j'ai des magasins vendant toutes sortes de produits juste à côté (magasins asiatiques, portugais, africains etc…) 

J'ai l'impression d'être une autre moi là-bas. Comme dirait le responsable pédagogique de ma formation : il y a des élèves atteints de skyzophrenie !
Je suis calme et non violente à Bordeaux. D'ailleurs les gens qui me côtoient ici n'arrivent pas à imaginer que je peux être violente, agressive, fofolle à Paris…
La vie y est plus douce, mais je m'y amuse moins, c'est comme si tout était atténué, jusqu'aux sentiments.
De plus, je n'ai pas d'amis ou peu à Bordeaux, je m'y sens souvent seule. Les gens avec qui j'ai bien sympathisé sont des personnes que je ne peux quasiment jamais voir ou qui vont quitter Bordeaux sous peu… 

Bien que je ne puisse pas dire que je suis seule à Bordeaux, cette solitude a fini par devenir pesante et étouffante.
Lorsqu'Olivier m'a fait sa fameuse annonce, j'ai décidé de rentrer à Paris pour un week-end afin de revoir des visages familiers.
Je devais voir près d'une dizaine de personnes et au final j'en ai vu trois… Mais voilà, ça m'a rappelé les raisons pour lesquelles je suis partie, et celles pour lesquelles je suis revenue.

En fait mon train arrivait à 23h et normalement on devait venir me chercher en voiture et me ramener jusque chez mes parents. Le hic (car il y en a toujours un avec moi) c'est que la fille en question s'est embrouillée avec sa mère et n'a pas eu la voiture.
J'ai donc appelé mes parents quand je l'ai appris (dans le train, vers 21h) pour leur demander s'il n'y avait pas une possibilité de venir me chercher à Montparnasse comme ça craint au possible surtout à cette heure là.
Ma mère m'a envoyé paître comme elle sait si bien le faire, préférant me laisser rentrer seule avec mon énorme sac à travers les métros, le RER et les rues sombres et dangereuses…
Finalement je suis arrivée chez mes parents à 0h45 comme une grande, saine et sauve. Toutes les lumières étaient éteintes. Je suis arrivée tant bien que mal jusqu'à ma chambre, j'ai allumé la lumière et j'ai vu mon petit frère et sa copine dans mon lit. Pendant que je poussais un cri d'horreur (ils dormaient simplement), j'ai pu constater que ma chambre avait aussi été transformée en lieu de stockage privilégié de ma mère… tellement que je n'avais même pas la place d'y faire entrer mon sac…
Conclusion je me suis retrouvée à 1h du matin après une journée de dingue à ranger ma chambre et changer les draps…

En revenant à Paris pour ces fêtes de fin d’années, j’ai eu la sincère impression de régresser.
Pourquoi ?
Revenir, c’est retrouver tout ce pourquoi j’avais absolument tenu à m’en aller. 

Je n’ai pas eu tord.
A mon retour ma famille ne m’attendait pas, ma mère m’a même dit que ça lui était totalement égal que je ne rentre ou pas (ce sont mes parents qui m’ont demandé de rentrer pour les fêtes à la base).
Au final, j’aurais vécu deux semaines dans la peau d’une SDF. Une grande lutte pour terminer cette année, une lutte pour trouver un toit tous les soirs… alors que j’ai passé plus de 22 ans en région parisienne. 

Ma conclusion ?
Ce que j’ai compris avec le temps c’est que je n’arrive jamais à être totalement heureuse car je sais qu’à tout moment je peux tout perdre.
Tellement bien un jour, tout s’écroule le lendemain.
En ce qui concerne les relations en général, amicales et amoureuses, le plus dur à admettre est que tous ces bons moments passés ensemble, ces instants de complicité ne se reproduiront plus jamais.
Mais je n’ai pas de regret quand aux choix que j’ai fait cette année. J’ai voulu profiter à fond de chaque opportunité qui se présentait à moi. J’ai voyagé un peu partout en France, tenté de nouvelles choses et me suis mise le moins de barrières possibles.
La souffrance fait parti de tout ça car pour profiter il faut se laisser aller, prendre le risque que ça puisse mal finir. 

Comme toujours, je n’arrive pas à me faire confiance, c’est ce qui s’est reflété une fois encore au cours de cette année.
Je sais qu’il faut toujours se fier à la petite voix que l’on a à l’intérieur. Je l’ai et il faudrait que j’apprenne à mieux compter sur moi-même. Je n’arrivais plus à gérer ma vie avec tous ses parasites autour de moi. 

Je ne suis pas au summum de ma forme, j’essaie de continuer à vivre en tentant d’atteindre le bonheur mais je ne regrette toujours rien de ces choses qui me font tellement mal aujourd’hui.
Je pleure parfois sans que personne n’y comprenne rien parce que des souvenirs sont douloureux.
Bien que je ne veuille plus de relation de couple ni de contact physique, je sais qu’un jour cela s’estompera et que les envies reviendront avec une belle rencontre, comme elles sont revenues lorsqu’Olivier est entré dans ma vie.
Avec son arrivée, j’ai fait le vide autour de moi, dissous mon fan club et les relations parasitaires que j’avais.
Cependant il n’était pas fait pour moi car pour lui je n’étais pas faite pour lui. Je l’aurais suivi, n’importe où si j’avais pu alors qu’il y a encore six mois je ne connaissais pas son existence. Mais on ne quitte pas tout pour quelqu’un qui n’en est pas convaincu. 

Une autre chose que je peux dire : les gens qui nous aiment vraiment sont ceux qui, même quand on les aime un peu moins, nous aiment quand même.

Avec du recul, je vois que j’avais un sentiment de révolte permanente envers tout et n’importe quoi. Voilà pourquoi j’étais si nerveuse, si violente. Toutes ces petites contrariétés m’ont pourri la vie au jour le jour.
M’éloigner du stress des parisiens, des transports parisiens, de la connerie de ma famille, de ces relations amicales rouillées ont assagie mon mode de vie.
Je ressentais le besoin de courir les rues, de faire la folle pour me sentir vivante. Je veux redevenir cette fille pleine de vie, cette fille que j’ai connu en août 2008, celle qui sourit et ne sait plus pour quelle raison. 

2008, pire ou meilleure que les autres ?
Franchement, je ne saurais répondre.
C’est une des années les mieux maitrisées que j’ai eu malgré les multiples dépressions.
En tout cas, j’ai envie de remercier encore une fois mes amis d’être présents (quand ils le sont) et toutes les personnes qui m’ont proposé un hébergement.
J’aurais une fois de plus fini une année en catastrophe, mais m’être retrouvée SDF m’a permis de renouer avec des relations perdues ;) . 

L’ensemble de ces péripéties et de ces changements me permettent aujourd’hui de quasiment tout reprendre à zéro, de me donner un réel nouveau départ.
2009 m’offre un nouvel horizon, de nouvelles perspectives. 

J’aurais conscience d’aller mieux quand cette douleur de frustration et d’angoisse que j’ai dans le dos disparaîtra. 

Tout le monde m’a toujours dit que je me posais trop de questions.
Je ne pense pas que cela soit faux. Mais je crois que c’est nécessaire pour finir mon introspection et comprendre l’ensemble de mes blocages.
Mais comme le dit un proverbe zen que j’ai lu chez Dino :
Si tu comprends,
Les choses sont comme elles sont,
Si tu ne comprends pas,
Les choses sont comme elles sont.

Des résolutions ?
On verra ;)


Bonne fêtes tout le monde et je vous souhaite à tous et à toutes une merveilleuse année 2009.

 


9月20日

La fin d’une vie, le commencement d’une nouvelle

 

Je prends une grande inspiration...

 

Et me revoilà... 3 ans et quelques mois après le premier article que j'ai pu écrire...

C'est sûrement la dernière fois que j'écris assise de cette chambre, d'ici.

 

Les mois ont défilé... et j'ai l'impression de n'avoir rien vu passer...

 

Alors voilà, c'est la fin de deux années d'alternance, ça y est...

Je suis en arrêt maladie, ma tension est encore descendue trop bas et j'ai beaucoup de mal à me concentrer ou à parler par moment. A mon avis je vais mettre de longues heures à poser mes mots sur cette page.

Il me reste deux jours de travail. J'ai fini les préparatifs de mon pot de départ qui aura lieu mardi avec plus d'une trentaine de personnes... Il est clair que finalement j'en ai rencontré du monde dans cette usine.

 

Ma soutenance a eu lieu y a deux semaines, j’avais passé trois semaines non-stop à rédiger mon rapport et à la préparer.

Je me rends compte aujourd’hui que c’est pour cela que ces dernières semaines j’étais comme absente, préoccupée par ma soutenance et ma recherche d’appartement…

Le résultat du jury est tombé, j’ai mon quatrième semestre et par conséquent mon DUT avec une note de 13/20 à ma soutenance. C’est la deuxième meilleure note de ma classe.

 

Ces derniers temps, j'ai vécu pas mal de choses qui ont modifié ma façon de penser et d'agir : être séquestrée un week-end par un psychopathe, la dépression chez PSA Peugeot Citroën, les différentes ruptures, toutes les personnes avec qui j'ai coupé les ponts, la fin de mes cours à Saint-Denis, mon futur départ...

Il y a deux mois j'étais super heureuse, et on va dire qu'aujourd'hui je le suis beaucoup moins.

Comment peut-on changer aussi vite?

Je me le demande moi-même.

 

Les histoires se font et se défont... on croit avoir créé de nouveaux liens qui finalement n'existent pas. Beaucoup de désillusions... N'est-ce pas ça que l'on appelle être préparé à la vie? Savoir tout encaisser, être capable de continuer d'avancer?

On m'a dit que j'étais quelqu'un de forte parce que j'avais réussi à surmonter ce que je nomme ma vie. Forte? Quel mot étrange pour une fille qui pleure sans cesse.

Est-ce possible que ce soient ces larmes qui me lient encore à la vie? Car oui, il m'arrive que parfois je ne me sente vivre qu'à travers les larmes que je verse. C'est l'horreur de l'être humain qui me fait pleurer, le manque d'amour, la cruauté du monde actuel...

 

 

C'est la fin, la fin de cette vie que je trouve si triste.

 

 

Pendant deux années j’ai attendu ce moment, celui ou je quitterai cette boite, celui ou je quitterai le domicile parental et la région parisienne. J’y suis, je m’en vais à Bordeaux me construire une nouvelle vie, MA vie.

 

Durant tout ce temps j’ai tenté de me raccrocher à tout ce que j’ai pu, j’ai chuté, j’ai été déçue, parfois surprise dans le bon sens… J’ai essayé de me raccrocher à n’importe quoi, sauf à moi.

C’est maintenant que je crois en moi que l’on me dit que je ne fais pas comme il faut, que je m’y prends mal. Eh bien faut savoir, là y en a marre !

J’ai beaucoup plus confiance en moi qu’il n’y a deux ans quand j’ai signé mon contrat d’alternance. Et pourtant, je ne pense pas que cela se remarquait aux entretiens, je suis une bonne actrice quand je m’y mets, je crois que je suis capable quand je le veux bien de faire passer mensonge pour vérité, surtout quand cela concerne mon bien être.

J’ai dégoté plusieurs entretiens, ils m’auraient tous pris et j’ai pu faire mon choix. J’aurais pu décider de prendre une entreprise en région parisienne, mais pourquoi faire au final ? Y a-t-il quelque chose qui me retienne ici ?

Je crois avoir eu la réponse que j’attendais depuis si longtemps.

J’ai tranché.

 

Je quitte la région parisienne et les gens que j’y ai connu. Je laisse tous ces souvenirs, les bons comme les plus douloureux. Je quitte Paris pour Bordeaux, j’abandonne un boulot en environnement industriel pour un en sécurité du travail. Je me libère de cette emprise qu’avait cette région sur mon état de santé, je m’envole, à mon tour je fuis… pour me permettre de vivre ma vie à travers mes souhaits et mes envies, et non plus par rapport à ceux qui m’entourent et dont je pensais avoir besoin.

 

L’excuse pour ne jamais avoir à s’expliquer ou dire ce que l’on pense c’est « de toute façon tu pars pour Bordeaux ». J’en suis fatiguée, ma vie ne s’arrête pas après mon départ que je sache, ma mémoire ne s’effacera pas, mes blessures ne se refermeront pas instantanément…

 

Du jour au lendemain, faire comme si je n’existais plus… Quoi de plus puéril ? Après tout ce que l’on a vécu, ces instants si forts et tellement vrais, sur le moment du moins…

J’ai l’impression d’être couverte de cicatrices qui ne semblent plus vouloir se refermer. Est-ce du au manque d’espoir ? Au manque de solidarité ? Pourquoi ma peau marque-t-elle si facilement ?

Ces cicatrices sont-elles visibles? La souffrance se lit-elle dans mon regard ?  

 

On peut tout partager, les douleurs comme les joies, la détresse, le stress, la dépression, un sourire, un petit moment de bonheur… alors pourquoi gâcher ces moments si complices ?

Je ne peux comprendre certains être humains et leurs choix. Cela me dépasse et me laisse perplexe.

J’ai mal et je souffre, mon cœur est écorché, mon corps cède sous le poids des angoisses et des critiques mais je ne veux pas laisser tomber, pas après tous ces efforts, pas après tout ce que j’ai réussi à reconstruire… Je suis là et je ne disparaitrai pas.

 

Je m’en vais jeudi pour Bordeaux. Je pars seule. Un nouveau départ.

 

Ce ne sont pas les personnes dont je suis censée être les plus proches qui m’ont dit que je leur manquerai. Tout a tellement changé autour de moi, le paysage n’est plus le même.

Je ne sais plus en qui avoir confiance, tout est remis en question, absolument tout…

Pourquoi ne veut-on pas croire en moi ?

 

Et l’amour dans tout ça ? Et l’amitié ? Ou sont passées ces valeurs que je chérissais tant ?

Déceptions…

Peut être trop d’attentes…  

 

Les amis dans tout ça… Où sont-ils ?

 

M’y voilà donc…

C’est maintenant que tout se joue, d’ici un ou deux mois je serai fixée.

Je m’en vais avec mon lot d’interrogations. Je suis certaine que de belles choses m’attendent là bas, de l’autre côté de mon tunnel.

Nouvelle ville, nouvelle vie… j’arrive.

 

5月17日

Une journée au calme

Me voici à nouveau, assise sur cette chaise déchirée par les années, celle-ci même sur laquelle je me suis posée toutes ces fois pour venir y écrire ma vie sur ce blog.

Je ne me rappelle plus de la dernière fois que j’ai bien pu y écrire mais une chose est sûre, depuis, ma vie a beaucoup changé.

 

J’ai 22 ans, il ne me reste plus que trois semaines de cours avant la fin de l’année scolaire et ma soutenance. Je ne supporte plus ces cours pour la plupart, je m’y ennuie et m’y endors… je trouve ma classe inintéressante : dans cette classe, ils sont vraiment cons.  Hier y en a une qui a demandé à la prof si un clochard pouvait mourir si on le lavait en une fois… (Et elle était sérieuse). En attendant la fin, je m’isole, je reste dans mon coin et me tait.

Je préfère désormais être en période entreprise, qui l’aurait cru ? Il y a encore quelques semaines, le matin, rien qu’à l’idée de me dire que je devais aller bosser, j’en avais les larmes aux yeux… j’arrivais quasiment tous les jours en retard, peu importe l’heure à laquelle je me levais… Aujourd’hui, tout est différent. Maintenant, cela m’embête toujours d’y aller, c’est certain, mais c’est mieux qu’avant. Mon collègue qui m’insupportait a changé de service, le monsieur qui était à la déchetterie est venu le remplacer, il est sympa mais il n’a pas l’air d’aimer ses nouvelles tâches… Je crois que toutes les personnes de mon service n’aiment plus réellement leur job, mais nous ironisons notre situation tous ensemble. Sinon, nous avons une nouvelle stagiaire dans notre service, je m’entends vraiment bien avec et je suis vraiment heureuse qu’elle soit là. Je me sens désormais moins seule. Et ma responsable ne m’embête plus réellement depuis mon arrêt maladie pour dépression que j’ai déposé il y a quelques mois.

Je vais bien, j’attends avec hâte la fin de l’année scolaire et de mon contrat chez PSA Peugeot Citroën. J’ai envoyé toutes mes candidatures auprès d’écoles éparpillées dans toute la France, je compte bien quitter l’Ile-de-France ! Je n’attends plus que les réponses en juillet, j’ai besoin d’un nouveau départ.

J’ai dores et déjà commencé à chercher le piston pour avoir une entreprise digne de ce nom l’année prochaine, j’ai besoin d’une entreprise qui respecte plus ses apprentis et qui les paie mieux. Je veux pouvoir avoir l’embarras du choix pour 2008-2009, ne pas reproduire l’erreur du choix de mon premier contrat d’alternance.

 

Côté santé, je n’ai pas trop de bonnes nouvelles. Je pense que ma pression artérielle (couramment appelée tension) est à 9 tout le temps. J’ai recommencé mon anémie et les migraines régulièrement.

Je suis vraiment fatiguée, j’ai toujours plein de vertiges et des courbatures quoi que je fasse ou ne fasse pas. J’ai du mal à me concentrer. De temps en temps je frôle le malaise. Mes cachets n’y changent rien. Il faut que je retourne faire d’autres analyses.

 

Côté famille, je ne dirais pas que cela s’arrange, mais je vis plutôt bien tout ce qui se passe, j’attends le changement.

Il y a quasiment un an, j’ai décidé de renier ma sœur car elle n’avait vraiment aucun respect pour moi. Elle est enceinte de 5 mois je crois, mais à mes yeux cela ne change rien, je n’ai toujours plus de sœur.

Mon père a annoncé il y a quelques mois déjà à ma mère qu’il avait une autre femme au pays. Ensuite ils ont fait comme si de rien n’était bien que ma mère dans son dos rassemblait des pièces pour le divorce et que mon père envoyait des sous à son amante régulièrement et l’appelait quasiment tous les jours. Nous n’attendons plus que la date où il s’en ira pour nous laisser avec ses dettes. Il a déjà démissionné, cela ne devrait trop tarder.

 

Côté amitié, il y a eu grand nettoyage, grands départs, au choix. J’ai choisi de ne retenir que les gens que je trouvais de qualité. Il y a des personnes très bien aussi, mais avec lesquelles je ne m’entends pas, question de feeling. 

Il y en a tellement… il y a en a plusieurs que j’ai viré car ils parlaient trop mal de dino. D’autres parce qu’ils passaient leur temps à me faire la morale ou à me « donner » des conseils que je n’avais jamais demandé. Il y a Franck que j’ai laissé partir. Il voulait que l’on passe du temps ensemble pour rattraper ses erreurs d’autrefois. Je lui ai dit que le passé ne s’effaçait pas comme ça. Il n’a pas apprécié, il m’a insultée et s’en est allé. Quelques semaines plus tard a suivi son ami d’enfance qui lui aussi me faisait la morale. Il faisait parti de ces gens qui avaient besoin d’entendre de moi que j’avais besoin d’eux, mais je ne veux pas mentir là-dessus.

Des départs, beaucoup de départs, mais peu de regrets.

Je sens que désormais là, il y a table rase du passé et que maintenant c’est mon nouveau départ qui approche.

 

Côté cœur, c’est plutôt étrange, pour moi en tout cas.

Cela doit faire deux mois que c’est fini avec dino. Il me manque toujours, mais moins que lors des premières ruptures. Celle-ci est différente, bien que la cause soit quasiment la même que les autres fois.

Il a ses problèmes dont il ne veut jamais me parler, et il y a les miens qui ne sont pas compatibles avec ses envies de liberté.

Dino est toujours quelqu’un d’important pour moi, il a vraiment réussi à changer beaucoup de choses en moi et dans ma vie. Il m’a poussée à reprendre confiance en moi, a pointé du doigt mes défauts et mon manque de motivation. C’est comme s’il me connaissait depuis l’enfance.

Aujourd’hui, cela doit faire 2 ans et demi que je l’ai connu, et pourtant… l’idée de m’en éloigner me rend toute chose. C’est comme s’il m’était indispensable.

Sur la fin on ne communiquait plus du tout, je n’ai aucune idée de tout ce qu’il a pu faire ces derniers mois, de qui il a pu rencontrer. Je ne connais ni sa famille ni ses amis. Je sais juste qu’il n’est pas au plus haut de sa forme et qu’il était temps que notre relation s’arrête. Je ne sais pas ce que j’ai bien pu lui apporter lors de ces deux dernières années.

Nous aurions pu vivre de grandes choses, mais ce n’a pas été le cas.

Je l’aurais suivi à l’autre bout du monde. Je ne me suis jamais sentie autant en sécurité qu’auprès de lui.

Lors des premières ruptures, c’était comme si la fin du monde, de mon monde s’était produite. Aujourd’hui, je me sens prête à affronter celle-ci, à m’affronter moi-même, c’est-à-dire à me retrouver seule.

Je trouve quelque peu absurde de devoir laisser s’en aller la personne en laquelle j’ai eu le plus confiance, celle qui me connaissait le mieux, celle qui m’a apporté le plus de bien… mais si c’est ça qu’il lui faut… ce dont nous avons besoin, c’est ok. Il se passera ce qui doit se arriver.

Il aurait pu être l’homme de ma vie s’il m’avait aimée. On s’entendait sur tellement de choses, il y avait cette osmose, ce piment dont j’avais besoin…

 

Alors voilà, c’est bientôt la fin de l’année scolaire, de mon contrat, bientôt le départ de mon père, la relation avec Dino est terminée, ce fut la fin de pas mal de relations. Maintenant, c’est bientôt le début d’une nouvelle année scolaire dans une autre école, une autre région, le début d’un nouveau contrat d’alternance, d’une nouvelle vie. Je la vois la lumière, j’ai aujourd’hui l’espoir que j’avais perdu au début de la rédaction de ce blog.

Je me sens un peu triste, mais je me sens bien, prête pour le futur.

10月6日

La vie continue



 
Voilà, c'est fini.
Mes écrits sur ce blog s'arrêtent ici.
(car on n'écrit pas sur ce qui va bien)
Je vais bien.

Bonne continuation à tous et à toutes !